FONDATION PINAULT
POUR L’ART CONTEMPORAIN
BOULOGNE BILLANCOURT
FRANCE, 2001
CULTURE
PR–192
La Fondation François Pinault pour l’art contemporain, qui devait initialement s’installer sur le site des anciennes usines Renault de l’île Seguin, fait l’objet, en 2001, d’un concours pour sa réalisation.
PROGRAMME
Création d’une fondation d’art contemporain : salles d’exposition (22 000 m²), ateliers de restauration, amphithéâtre, studios de télévision, librairie, boutiques, restaurants, videocafé, esplanade, espaces d’exposition extérieurs.
Situation
Boulogne-Billancourt, France
Année
2001
Statut
Concours international
Surface du site
19 000 m²
Surface construite
35 800 m²
Maîtrise d’ouvrage
Artemis, Paris
Maîtrise d’œuvre
Dominique Perrault, architecte, urbaniste
Bureaux d’études
Guy Morisseau, Trouvin Serequip, Jean-Paul Lamoureux
DESCRIPTION
L’agence DPA conçoit la Fondation comme un don, un acte de partage, qui doit s’incarner dans l’ouverture de la collection à un large public, invité à déambuler dans un lieu unique. En découle un programme qui s’organise autour de sept axes principaux. Le premier vise à conserver le socle de l’île tel qu’il est, pour ne pas dénaturer l’identité du lieu. Le deuxième et le troisième axes privilégient les points de contact avec l’eau, l’un par l’élaboration autour du musée d’une promenade qui s’insère dans le paysage préexistant, l’autre par un plan légèrement incliné descendant vers le fleuve. Vient ensuite – c’est le quatrième point – la « grande robe » de l’édifice, cette maille métallique qui l’enveloppe et crée une sorte de narthex, un espace d’entre-deux enchevêtrant symboliquement les notions de centre et de marge.
EN SAVOIR PLUS
Cet espace permet de desservir les quatre bâtiments qui ont chacun une fonction spécifique (exposition, conservation, patrimoine, communication), et de faciliter les parcours de visite. Le sixième axe concerne les galeries d’exposition : disposées sur un seul niveau, elles sont liées les unes aux autres et vouées à héberger des œuvres aux formats très divers. Enfin, pour ne pas interférer dans l’expérience esthétique du visiteur, le dernier axe du programme mise sur le « silence des matériaux » choisis : béton en plaque, verre en feuille, métal en maille. Ainsi les différents éléments du dispositif, en interaction permanente, parviennent-ils à créer un ensemble à la fois accueillant et mystérieux.
Sur les maquettes, la maille est suggérée par des bas résille ou de la tulle, qui, d’un même geste, enveloppent et allègent le bâtiment. Sa transparence varie selon les lieux, modulant les perceptions et les ambiances. Dans le détail, la maille n’est ni tente ni emballage : c’est un tissu vivant, une seconde peau qui agit comme le tégument des bâtiments, leur donnant corps, matière et mystère.















