83 MARCEAU
PARIS
FRANCE, 2016-2021
BUREAU
PR–608
Le 83 Marceau, compose avec les trois E : excaver, étendre, éclairer.
PROGRAMME
Restructuration en profondeur d’un bâtiment conçu par Claude Barré (1920-1996) dans les années 1970. Cinq niveaux en superstructure dissimulaient huit niveaux en infrastructure. La reconfiguration de l’édifice commence par la transformation du sous-sol : les plateaux de parking sont supprimés sur trois niveaux, et une cour centrale est creusée, permettant à la lumière naturelle de pénétrer grâce à un jardin végétalisé. Un Business Center et des espaces de services, baignés de lumière naturelle, s’installent à l’entresol et au rez-de-jardin. Au rez-de-chaussée, le lobby d’accueil prend place dans des volumes entièrement ouverts. Il s’ouvre, d’un côté, sur la ville via l’avenue d’Iéna, et de l’autre, sur les jardins. Aux niveaux supérieurs (R+1 à R+6), de vastes plateaux de bureaux flexibles d’environ 1 200 m² sont aménagés. Les deux derniers étages bénéficient de terrasses offrant des vues sur l’Arc de Triomphe.
DÉTAIL
Situation
Avenue d’Iéna, Paris, France
Année
2016-2021
Statut
Commande
Surface construite
10 150 m²
Maîtrise d’ouvrage
SFL Société Foncière Lyonnaise, Paris
Maîtrise d’œuvre
Dominique Perrault, architecte, urbaniste
Maîtrise d’œuvre d’éxecution
AIA
Architecte d’intérieur du Business Center et des espaces de services
Ana Moussinet
Paysagisme
Après La Pluie
Bureaux d’études
Khephren Ingénierie, AE75, Arcora, A9C, Jean-Paul Lamoureux, Barbanel, BEGC, CSD, GTA, LMI, Greenaffair, Socotec, Artelia
Architecte d’intérieur et design des espaces d’accueil
Gaëlle Lauriot-Prévost
DESCRIPTION
Excaver, en creusant dans le parking pour que les sous-sols atteignent le niveau des bureaux sur cour et gagner trois étages. Étendre, en s’amusant avec une topographie particulière de la salle qui tend sa joue à la rue. Ne plus penser à faire sans angle droit, mais à faire avec la forme en trapèze. Éclairer, en conduisant la lumière et l’énergie de la rue à l’intérieur, en superposant les éléments domestiques et les éclairages de bureau. Ne plus penser en termes de défaut d’alignement, mais penser aux fêtes foraines, au pouvoir formidable des miroirs déformants.
EN SAVOIR PLUS
Au rez-de-chaussée, les polis miroirs sont en même temps illusion d’optique et jeu avec la matière. Ainsi disposés, ils ont des airs de nénuphars. L’espace public, ses voitures et ses hommes y sont flous comme un reflet dans un étang. Les bouches d’aération deviennent des figures, elles aussi nénuphars qui, associées aux luminaires en tube, transforment le plafond en collage, écho du collectif au travail. L’ajout de rideaux de maille, à taille humaine, offre de la chaleur au lieu.
Excaver, étendre, éclairer, pour élargir le champ : redonner toute sa place à l’escalier. Métallique et en colimaçon, il trône en médiateur entre les espaces et les collaborateurs qui discutent entre les étages. C’est la saillie de Georges Clemenceau : « Un escalier de ministère est un endroit où des gens qui arrivent en retard croisent des gens qui partent en avance. » À nous d’autoriser que le lieu de travail, particulièrement depuis que son intérêt est contesté, puisse être une oasis.
PROJETS EN LIEN
























