SIÈGE DE LA TÉLÉVISION
CHINOISE (CCTV)
PÉKIN
CHINE, 2002
BUREAU
PR–211
Une seconde muraille. Voilà ce à quoi fait songer l’immense écran du siège de la Télévision centrale de Chine. Comme une citadelle qui ouvre sur toute la ville
GALERIE
017
PROGRAMME
Derrière l’écran protecteur formé par ces ombrelles monumentales se déploie l’ensemble des fonctions de la Télévision centrale de Chine : bureaux, studios, salles de télévision et locaux techniques. L’édifice intègre également des équipements culturels et de loisirs : une salle de concert de 800 places et un théâtre de 1 500 places. Des espaces commerciaux, un centre de conférences, un restaurant, un hôtel et un business center complètent le programme, faisant de ce bâtiment un véritable pôle multifonctionnel au service de l’information, de la culture et des activités économiques.
DÉTAIL
Situation
Pékin, Chine
Année
2003-2009
Statut
Concours international
Surface du site
180 000 m²
Surface du projet
55 000 m²
Maîtrise d’ouvrage
CCTV International, Pékin
Maîtrise d’œuvre
Dominique Perrault Architecte
Bureaux d’études
HL-Technik Engineering, Setec bâtiment, Werner Sobek Ingenieure, Luc Heripret, Cognacq-Jay Image, Éric Jacobsen, Jean-Paul Lamoureux
DESCRIPTION
Composée par deux immeubles de proportions carrées, l’édifice se présente comme un écran monumental à l’échelle de la ville de Pékin. Son orientation protège le cœur de l’établissement des vents venant du Nord et de l’Ouest. La géométrie de cette équerre est soigneusement alignée avec les extrémités des tours environnantes, établissant avec le building de CCTV une véritable dialectique urbaine : de nouvelles portes s’ouvrant sur la ville. Cette situation exceptionnelle, très visible depuis la rue, expose également le bâtiment à une forte lumière solaire.
EN SAVOIR PLUS
Pour se prémunir du soleil et du vent, la façade est ainsi recouverte d’ombrelles monumentales, formées de structures métalliques en acier inoxydable et de toiles métalliques tissées. Cette couverture aérienne semble flotter au-dessus de l’architecture rationnelle et fonctionnelle de l’édifice.
Jürgen Habermas écrivait que « ce qui est soumis au jugement du public acquiert de la publicité » : ici, la maille fait office de témoin. Témoin de la modernité du bâtiment, avec ses ombrelles qui protègent la façade. Témoin aussi d’un espace privé, secret, celui de l’information, soudain montré au public. Les deux cents ombrelles s’accrochent aux murs comme à une montagne, créant ainsi une cascade de terrasses abritées de la lumière. Pareille à de géants pixels, chaque ombrelle a une orientation propre, de sorte que personne ne perçoit le bâtiment de la même manière. C’est précisément comme avec l’information : délivrée une fois, interprétée des milliers. Le dessin sous les yeux, on croirait à une réunion de hasards. Il n’en est rien.
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