THÉÂTRE
MARIINSKY II
ST-PETERSBOURG
RUSSIE, 2003-2009
CULTURE
PR–238
L’agrandissement du théâtre Mariinsky, réalisé par l’ajout d’une nouvelle scène le long de sa façade ouest, de l’autre côté du canal Kryukov, est contenu dans une enveloppe cristalline et dorée. L’espace intermédiaire entre le bâtiment existant et cette coque abrite le hall, le café et les zones d’accès.
GALERIE
019
PROGRAMME
Le projet comprend une grande salle d’une capacité de 2 000 places avec une fosse d’orchestre pouvant accueillir 130 musiciens. Le foyer de la salle se déploie en une série de balcons reliant les différents niveaux et offrant de larges vues sur la ville à travers la coque dorée du théâtre. Des salles de répétition complètent l’équipement pour le ballet, l’opéra, l’orchestre et le chœur.
DÉTAIL
Situation
1 place Teatralnaya, Saint-Pétersbourg, Russie
Année
2003-2009
Statut
Concours international, projet lauréat, sans suite
Surface du site
14 000 m²
Surface du projet
60 000 m²
Bureaux d’études
HL-Technik Engineering, Bollinger+Grohmann, Changement à vue, Nagata Acoustic, Jean-Paul Lamoureux
DESCRIPTION
La partie ouest de Saint-Pétersbourg est une zone historique protégée, abritant notamment la cathédrale Saint-Nicolas des Marins. Visible, comme les autres monuments majeurs de la ville, la coque dorée du nouvel opéra ne suit pas les formes du bâtiment historique. Elle s’en écarte, vient même envelopper sans les toucher les berges du canal, et s’élève au-dessus des salles, libérant de vastes volumes comparables au-dessous d’une coupole. Comme un habit de lumière, elle se déploie largement « autour du corps », laissant des espaces libres ouverts sur la ville et prolongeant l’espace public à l’intérieur de l’édifice : une succession de foyers formant une généreuse galerie couverte reliant grande salle et salle moderne, restaurants, cafés, boutiques et autres services.
EN SAVOIR PLUS
Profitant de cette distance entre l’enveloppe et le bâtiment, les toits se transforment en terrasses, balcons et belvédères. On émerge au-dessus des toits et l’on perçoit, à travers l’architecture, la présence de la ville. Ces espaces élevés sont accessibles à tous, de jour comme de nuit, pendant les événements, les répétitions ou les montages et démontages. Ils constituent la partie visible de l’iceberg : celle que l’on visite, où l’on se promène, où l’on se rencontre, où l’on se donne rendez-vous – à l’OPÉRA. Derrière la coque d’or, on pénètre dans un imposant volume de marbre noir, pour y découvrir la grande salle, lieu mythique, toujours fastueux, éternellement surprenant. Ici le rouge et l’or se confondent comme une immense fresque, dont l’image aurait été projetée sur les sièges, les balcons, les murs et le plafond. On entre dans une peinture, dans une tapisserie qui s’inspire de l’ornementation de nos plus belles salles classiques.
PROJETS EN LIEN















