USINE DE TRAITEMENT
DES EAUX SAGEP
IVRY-SUR-SEINE
FRANCE, 1987-1993
INFRASTRUCTURE
PR–068
L’intervention pour l’Usine de traitement des eaux de Paris consiste davantage en un « habillage » qu’en une véritable conception architecturale. À l’exception de la relation avec l’Avenue Jean-Jaurès, le reste de l’emprise de l’usine – près de 9 hectares en bord de Seine – est strictement invisible et interdit au public. L’enjeu de l’image architecturale de l’usine est donc mineur, et il s’agit plutôt de penser un paysage intérieur et d’offrir des conditions de travail optimales.
PROGRAMME
Le projet s’articule autour de deux composantes : la modernisation de l’usine de traitement des eaux alimentant Paris en eau potable, permettant d’accueillir davantage de bureaux, de laboratoires et d’ateliers, ainsi qu’un ensemble d’interventions dédiées au développement du site.
DÉTAIL
Situation
Avenue Jean-Jaurès, Ivry-sur-Seine, France
Année
1987-1993
Statut
Concours international, projet lauréat
Surface du site
9 ha
Surface construite
1 900 m²
Maîtrise d’ouvrage
SAGEP (Société Anonyme de Gestion des Eaux de Paris), Paris
Maîtrise d’œuvre
Dominique Perrault, architecte, urbaniste
Bureaux d’études
Groupement OTV/Degremont, Setec-Foulquier
DESCRIPTION
Ainsi, l’intervention est-elle d’abord de l’ordre de la mise en scène, en couleur et en lumière de l’usine, répartie sur l’ensemble des système techniques du site. Seul un mince bâtiment de laboratoires et de bureaux, posé sur pilotis au cœur du site et en bordure des bassins d’épuration, relève de manière plus classique de l’architecture. Le plus spectaculaire peut-être est l’idée d’un capotage périphérique, comme une grosse bouée rectangulaire et transparente de 8 mètres de hauteur.
EN SAVOIR PLUS
C’est ce cylindre de verre et de métal, en surélévation sur l’avenue Jean-Jaurès, qui constitue maintenant la façade de l’usine sur la villle. Derrière les courbes vitrées, les dispositifs techniques d’une galerie de maintenance, idée qui permet au personnel de sortir des sous-sols humides. La perspective offerte par ces longs cylindres de 200 mètres, ponctués de repères au sol et de tuyaux, est saisissante. Un vrai décor de film, baigné dans des camaïeu de gris, de béton brut ou gravillonnée, et prolongé en terrasses par des plans d’eau.
C’est au centre de ce paysage que vient se poser le bâtiment des laboratoires et des bureaux, objet lisse et mince, dont la façade d’aluminium est rythmée par un jeu d’ouvertures horizontales aléatoires.
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