USINE GKD
CAMBRIDGE MD
ÉTATS-UNIS, 2001-2004
INDUSTRIEL
PR–251
Dans la lignée de notre collaboration avec la société GKD pour la conception d’une gamme de maille en fil d’acier, DPA livre en 2004 une usine de production pour la succursale américaine de l’industriel allemand.
PROGRAMME
L’usine de production de mailles métalliques tissées regroupe ateliers de fabrication, stockage, laboratoires, bureaux, locaux administratifs et sociaux, ainsi qu’une cafétéria, un restaurant et un quai d’expédition et de livraison. Trois éléments structurent le site : la boîte, un volume de 5 400 m² abritant ateliers et bureaux, enveloppé de métal réfléchissant ; le tapis de fleurs, qui offre au fil des saisons de nouveaux paysages, d’autant plus vibrants qu’ils contrastent avec l’esthétique industrielle du bâtiment ; et l’écran, panneau interactif situé le long du principal accès, reflétant les bâtiments voisins et annonçant l’usine GKD.
DÉTAIL
Situation
Cambridge, Maryland, États-Unis
Année
2001-2004
Statut
Commande
Surface du site
20 000 m²
Surface construite
3 800 m²
Maîtrise d’ouvrage
GKD-USA, Inc., Gebr. Kufferath Gmbh & Co KG (GKD Allemagne)
Maîtrise d’œuvre
Dominique Perrault, architecte, urbaniste
Partenaire
Ziger Snead, LLP Architects,
Paysagiste
Herr Landscape architecture & environmental design
Bureaux d’études
Morabito consultants Inc., Andrews, Miller & Associates Inc, K.T. Associates, P.C.
DESCRIPTION
Plus de vingt ans après le bâtiment de Someloir, ce projet est une nouvelle occasion pour l’agence de se confronter aux zones périurbaines à l’architecture banalisée – en l’occurrence celle d’une banlieue du Maryland – et d’activer des stratégies permettant de définir une singularité spatiale et visuelle dans un contexte urbain neutre. Pour répondre à ce défi, le projet propose de combiner trois éléments dans le site : une boîte (l’usine), un signal (l’écran), un fragment de paysage (le « tapis fleuri »).
EN SAVOIR PLUS
Le volume construit (14 300 m³) se divise entre les bureaux et l’unité de fabrication. Cette dernière est éclairée par un unique bandeau qui relie visuellement l’espace intérieur de production au tapis fleuri à l’extérieur. L’organisation interne de l’édifice se lit avant même d’y pénétrer : le bardage métallique correspond aux lieux de production, les façades vitrées étant réservées aux bureaux, lesquels sont ponctuellement entrecoupés par des claustras réalisés en maille métallique. C’est dans ce matériau qu’est élevé le long mur qui borde la route, structurant la clôture du site. Cette solution permet de connecter l’identité du lieu et l’activité de production qui y est mise en œuvre ; la maille d’acier devient ici tout autant le matériau qualifiant l’espace que le symbole d’une entreprise qui forge son image de marque à partir de ce qu’elle fabrique.
Être l’architecte de l’usine grâce à laquelle la maille est passée de l’industrie à l’architecture. La boucle est bouclée : c’est le meilleur fermoir dont nous pouvions rêver. L’usine est un lieu de monstration de la maille, une forme d’exposition universelle de ses usages. Des panneaux coulissants tendus dans un cadre qui filtrent la lumière en fonction des besoins de chacun, un dispositif de plafond à l’accueil, un grand écran qui fait objet de signalétique, des volets qui coulissent sur les façades des bureaux, une maille chaîne et trame régulière avec un jeu de petits tapis suspendus et naturellement courbés, une mosaïque de systèmes d’accroche. La maille se rend outil et ornement – ornement tel qu’il devient un argument pour les travailleurs du Maryland. Wonderland à Maryland.
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